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mardi 29 mars 2016

La mort m'a dit!

Venez échanger en direct sur Facebook pendant la diffusion du documentaire aux Grands reportages "La Mort m'a dit" avec Marcia Pilote, Anne-Marie Séguin et la productrice Eve Tessier-Bouchard.

Le documentaire sera exceptionnellement diffusé simultanément sur ICI RDI et sur la page Facebook de ICI Radio-Canada. Lien de la diffusion, dès mercredi 30 mars à 20 h: Grands Reportages et sur En Primeur Sur ICI-RDI - LA MORT M'A DIT

Une rencontre formidable! La fin de vie, vue autrement! Témoignage Wow!Comment peut-on être prêt à mourir? C’est la...
Posté par Albatros BNY sur 29 mars 2016

La mort joyeuse!

A revoir sous ce lien : Entrevue

Une rencontre formidable! À revoir l'entrevue du dimanche 28 mars à Tout le monde en parle avec Marcia Pilote et la survivante rayonnante et bien heureuse!
Posté par Albatros BNY sur 29 mars 2016

dimanche 28 février 2016

Canal D : Stéphane Gendron prépare sa mort

Très bel article et documentaire sous les deux liens ci-dessous.  Magnifique réflexion sur les peurs de l'accompagnement, de l'après mort, la mort sous toutes forme un cheminement percutant, une sincérité désarmante, une vulnérabilité palpable, une vérité qui touche! 

L'évolution est réaliste et on se reconnaît dans son cheminement!

Canal D : Stéphane Gendron prépare sa mort

Depuis l'enfance, Stéphane Gendron est obsédé par la mort. Et plus il vieillit, plus il sent qu'il se meurt... d'angoisse! Quand le réalisateur Eric Blouin lui propose de confronter ses peurs en regardant la mort en face, l'animateur s'engage sans retenue dans une quête personnelle qui le mènera à partager l'intimité de personnes en fin de vie, mais aussi à revisiter en thérapie les raisons profondes et insoupçonnées de sa hantise.

Docu-D | Mourir

jeudi 5 novembre 2015

La Fiancée de la Vie

Un proverbe malaysien dit que la mort est la fiancée de la vie, que l’une et l’autre sont inséparables, unies par une sorte de promesse. Pourtant, nous vivons dans une société où l’on éloigne les vivants des morts, où l’on tente sans cesse de reculer et d’abolir les frontières de la mort. Ce documentaire donne la parole à des enfants qui ont vécu la mort d’un proche et ont choisi de briser le silence.

« J'ai vu un film qui disait que les anges pouvaient faire revenir les parents. Mais ce n'est pas vrai ». - Marie-Claire, 6 ans. Comment pouvons-nous parler avec des enfants qui ont perdu un parent à la maladie, le suicide ou le décès accidentel ? Trop souvent, nous restons silencieux, en supposant que notre silence va les protéger. Dans ce film extraordinaire, des enfants âgés de six à onze ans parlent ouvertement, honnêtement et profondément sur la façon dont ils se sont senti quand un parent ou un frère est mort, les souvenirs qu'ils chérissent, de leurs peurs, leurs croyances à l'au-delà, et comment ils sont venus à accepter le fait que leur maman ou papa ne reviendra jamais. Ce regard de compassion et de perspicacité dans l'esprit et les émotions des enfants nous choque et nous fait sortir de la complaisance et nous force à examiner nos propres sentiments sur la mort.

Regarder le documentaire sous ce lien : La fiancée de la vie

lundi 24 août 2015

La fin de vie avec Marie de Hennezel

Marie de Hennezel, Psychologue clinicienne et psychothérapeute.Elle a travaillé au sein de la première unité de soins palliatifs en France (témoignage raconté dans « la mort intime» préfacé par François Mitterrand), puis a été chargée de mission au Ministère de la santé sur les questions de fin de vie. Son rapport « Fin de vie, le devoir d’accompagnement » est à l’origine de la loi Léonetti. Depuis 8 ans, elle s’intéresse à l’expérience de vieillir et anime des séminaires sur le « vieillir heureux » ainsi que des ateliers dans des résidences pour personnes âgées, dont l’objectif est de prévenir « la mauvaise vieillesse » en restaurant l’estime de soi.


L'Accompagnement de la fin de vie avec Gabriel Ringlet

L’émission Les racines du ciel est consacrée à la vie intérieure, à la spiritualité, à la sagesse et aux religions.

mercredi 13 mai 2015

Un phare au crépuscule


Le site "Un phare au crépuscule" fait partie de la collection  qui porte le même nom et  qui comprend un guide pratique et une série de capsules vidéo, ainsi que bien d'autres ressources. Ces outils ont pour but de vous offrir des informations pertinentes et des outils pratiques pour vous permettre de réfléchir à la mort et être plus outillés pour accompagner une personne en fin de vie.

Ce site comprend plusieurs outils gratuits : 136 capsules vidéo, 5 outils pratiques et 50 ressources pour les familles en contexte de fin de vie.



jeudi 2 avril 2015

Carnets de vie: hommage à des êtres d'exception


Céline Tessier est coordonnatrice de l'équipe de bénévoles à l'unité des soins palliatifs du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Elle a aussi siégé au Conseil d'administration de la Maison Albatros durant de nombreuses années et accompagné des centaines de personnes en phase terminale depuis plus de vingt ans.

Carnet de vie , c'est un hommage à la vie, à l'amour, à la tendresse et au respect.

Tous les profits générés par la vente de ce livre seront directement versés à l'Unité des soins palliatifs du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.

Extrait du livre :

APRÈS QUELQUE TEMPS.

Après quelque temps, on apprend la subtile différence
entre tenir une main et enchaîner une âme, et on apprend
que l'amour ne veut pas dire l'appui et que la compagnie
ne veut pas dire sécurité, et on commence à comprendre
que les baisers ne sont pas des contrats
Et que les cadeaux ne sont pas des promesses
Et on commence par accepter nos défaites
Avec notre tête haute et les yeux ouverts, avec la grâce
d'une femme, et non le chagrin d'un enfant
Et, on apprend à construire nos chemins sur le présent, car
le terrain de demain est trop incertain pour planifier
Et les futurs ont une manière de tomber à mi-envolée.
Après quelque temps, que même le soleil brûle quand on en reçoit trop
Alors on plante son propre jardin et on décore sa propre
âme, au lieu d'attendre que quelqu'un nous apporte les fleurs
On apprend que l'on peut vraiment endurer, que l'on est 
vraiment fort.   Et  que l'on a vraiment de la valeur.  Et l'on
apprend et apprend...  Avec chaque adieu on apprend.

Véronica A. Shoffstall.


vendredi 21 novembre 2014

Aux soins palliatifs

Les soins palliatifs constituent certainement la dimension la plus humaniste de notre système de santé, mais ils incarnent à la fois le parent pauvre. La Source Bleue, une maison de soins palliatifs comme il en existe à peine une vingtaine au Québec, accueille gratuitement douze personnes en fin de vie afin de rendre leurs derniers moments les plus harmonieux possible.

Eza Paventi se joindra à l’équipe de bénévoles et du personnel médical de la maison Source Bleue. Pendant 21 jours, elle assurera comme eux une présence de tous les instants auprès des patients.

Prendre soin d’un malade et côtoyer la mort au quotidien est un choix courageux, qui demande beaucoup d’énergie et de force morale. À la Source Bleue, tout est mis en oeuvre pour valoriser les derniers moments de vie des patients. Les soins et les services sont adaptés à la condition de chacun et la médication est continuellement ajustée afin de minimiser les souffrances physiques. Les proches, quant à eux, sont admis en tout temps et peuvent aussi bénéficier d’un soutien de la part de l’équipe. Comme ce service est gratuit pour les patients, l’organisme survit principalement grâce aux dons privés et au travail dévoué de ses bénévoles.

À la maison Source Bleue, Eza apprendra, à sa façon, à offrir la compassion, le repos et l’attention. Elle aidera les bénévoles et le personnel à soulager les patients en fin de vie et à les accompagner jusqu’à leur dernier souffle.

Pour voir le documentaire sous ce lien 

EN REDIFFUSION : Samedi 22 novembre 2014 à 19h00 | Lundi 24 novembre 2014 à 13h00 | Jeudi 27 novembre 2014 à 08h30 sur TV5                           

mercredi 19 novembre 2014

Tom, le merveilleux chat qui réconforte les patients en fin de vie et leurs familles

Il s'appelle Tom, il est âgé de 8 ans et il vit dans un hôpital à Salem, en Virginie. Il, c'est un chat, un gros matou roux qui apporte aux patients en fin de vie apaisement et réconfort. Tom se balade, vit sa vie de chat, monte sur le lit de ses amis en soins palliatifs et se laisse papouiller en ronronnant. C'est son job, et il le fait merveilleusement bien.  Une présence réconfortante pour les patients et leurs familles

"Regarder le chat ou le caresser vous sort du triste moment que vous traversez" explique à Dorothy Rizzo, coordinateur des soins palliatifs de l'hôpital. Et d'ajouter : "Les animaux, comme les bébés, sont en quelque sorte une affirmation de la vie".

Tom a été adopté par les infirmières de l'hospice du Salem VA Medical Center. dans le cadre d'une expérimentation de thérapie animale. Et sa présence ne fait pas seulement du bien aux patients, les familles des malades profitent elles aussi des bienfaits de cet adorable thérapeute à 4 pattes.


"Les familles se sentent souvent impuissantes. Elles regardent un être cher mourir et savent qu'elles ne peuvent pas les sauver" explique Betty Gillespie, une psychologue de l'hospice. "Parfois, on ne peut même pas parler avec eux, ni les réveiller. Tout ce qu'on peut faire est de les regarder et attendre. Mais Tom offre un certain réconfort, quelque chose sur quoi se concentrer. Parce que quand un chat marche nonchalamment dans la salle, il envoie un message disant que tout va bien, que tout est comme cela doit être".  "Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom"

Certains patients ont noué une relation très forte avec ce chat. Ce fut le cas d'Edwin Gehlert, un vétéran de la seconde guerre mondiale. Le jour de sa mort, Tom semblait savoir ce qui allait se passer. Le chat est monté sur le lit de son ami puis s'est allongé près de lui, une patte posée au creux de sa main. "Ce chat l'a conduit tout droit au paradis" affirme la femme d'Edwin Geh. Elizabeth, qui dit avoir ressenti à ce moment une véritable paix.


Cette douce présence a fait aussi un bien immense à la fille d'Edwin et Elizabeth, Pam. "Quand Tom a mis sa patte dans la main de papa, c'était comme si Dieu me disait qu'il s'occupait de mon père et que tout allait bien. (...) Je n'ai pas quitté l'hôpital dans la douleur et les larmes. J'avais tant de joie dans mon coeur, je me suis presque sentie coupable. Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom" confie-t-elle.

Véritable membre de l'équipe de l'hôpital, Tom a comme n'importe qui d'autre besoin de se reposer après avoir accompagné l'un de ses amis durant les dernières heures de sa vie. "Il entre dans une sorte d'hibernation pendant plusieurs heures. Il trouve un coin et se met en veille. Je pense qu'il recharge juste ses batteries" raconte Laura Hart, l'un des médecins de l'unité des soins palliatifs du Salem VA Medical Center.

mardi 29 juillet 2014

Mourir dans la dignité, à domicile

Finir ses jours à la maison, c'est le souhait de beaucoup de gens. Pourtant, très peu de malades ont accès aux soins palliatifs à domicile.

Certains montrent du doigt le manque d'intérêt des médecins de famille.

Reportage de Jean-Sébastien Cloutier, puis entrevue avec la docteure Geneviève Dechêne, omnipraticienne spécialisée en soins palliatifs au CLSC de Verdun, et Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés.

Témoignage - De fossoyeur à accompagnateur

Pendant une quinzaine d'années, Pierre Desforges a enterré les morts. Aujourd'hui, il accompagne les malades du cancer en phase terminale et leurs aidants naturels. 

Une histoire infiniment triste et déprimante? Détrompez-vous : accompagner Pierre Desforges dans son travail d'accompagnateur, c'est vivre une expérience qui nous réconcilie avec la vie, et peut-être aussi avec la mort.

Témoignage - Mourir à domicile

Mourir à domicile est un fait rare, une exception. Pourtant, la grande majorité des Québécois préférerait finir ses jours à la maison. Comme autrefois.

Ce choix existe. Le réseau de la santé possède des équipes spécialisées en soins palliatifs à domicile. Pour les proches, accompagner une personne en fin de vie se révèle une expérience profondément intime. Voici leurs témoignages.

Diane Thibeault a perdu son mari, Georges Dupuy, en juillet 2009, moins d’un an après que soit tombé un diagnostic de cancer de l’intestin grêle à un stade avancé. Face à cette mort annoncée, Georges a exprimé le désir de finir ses jours à la maison aux côtés de sa conjointe, mais lui a laissé tout le loisir d’en décider autrement. Diane Thibeault a acquiescé à sa demande.

«J’ai dit : ‘Tu es chez toi. Moi aussi, c’est ce que j’aimerais, pouvoir mourir à la maison. Je vais faire tout ce que je peux, mais je ne peux pas te le promettre parce que je ne sais pas quelle sera ta condition médicale à ce moment-là.’ Il s’est mis à pleurer tellement il était content.» 

Mourir à la maison, c’est profiter le plus possible de la présence de ses proches, et ce, dans un environnement familier et rassurant. Pour Georges Dupuy, avoir accès à SON jardin et manger beaucoup mieux qu’à l’hôpital a été d’un grand réconfort, d’après sa veuve. «C’est important d’avoir une certaine vie normale, entre guillemets», résume-t-elle. 

Il n’y a pas si longtemps, on naissait et on mourait à la maison. C’était dans l’ordre des choses, dans la ‘normalité’ de la vie. Que s’est-il passé ? Une certaine dépendance à la médecine moderne, d’après le Dr Gilles Plamondon, omnipraticien spécialisé en soins palliatifs à domicile au CLSC du Marigot. 

«On a occulté la mort parce qu’on était capable de sauver des vies, pense le médecin. Mais depuis une dizaine d’années, on essaie de favoriser le décès à domicile, parce que c’est à échelle plus humaine.»

«Je pense qu’on a atteint une qualité de communication comme on n’a jamais eue, témoigne Diane Thibault. C’est paradoxal à dire mais, d’une certaine façon, il n’y a plus de filtre; on dit ce qu’on a à se dire.»

Diane Thibault se rappelle de l’avertissement du Dr Plamondon, qui soignait alors son mari, deux jours avant son décès. C’était le moment ou jamais de dire ce qui n’avait pas été dit; le médicament que s’apprêtait à lui administrer le médecin allait le plonger dans l’inconscience. «J’ai dit : ‘Docteur, on s’est dit tout ce qu’on avait à se dire. Justement parce qu’on était ensemble durant tout ce temps-là.» 

Être ensemble. Se sentir entouré, aimé. Les liens, notre héritage. Y puiser la force d’affronter l’ultime épreuve. «Je veux que mes enfants soient avec moi, confie Jeannine St-Martin, condamnée par un cancer. Je ne veux pas être à l’hôpital. Je veux être ici et tous les voir avant de partir. C’est un au revoir, pas un adieu. Je vais revenir les voir, mes enfants. J’ai promis que je leur enverrai un beau ‘bye, bye’. C’est mon seul désir. Mes amours, mes enfants.» 


Christiane Draws, la fille de Madame St-Martin, profite des derniers instants de complicité avec sa mère. Un jour à la fois. «L’autre jour, l’infirmière m’a dit : Veux-tu qu’on parle de ce qui s’en vient? J’ai dit : ‘Non, pas pour l’instant’. Je ne veux pas. Je sais que ça va être pire, mais je veux vivre au jour le jour. Quand elle est en forme, on jase, on fait des choses. Chaque journée est différente.» 


Accompagner ceux qui accompagnent

Prendre soin d’un malade à la maison est un choix courageux, qui demande beaucoup d’énergie et de force morale. On ne peut pas rester impuissant devant la souffrance de ceux qu’on aime. Tout en portant cette souffrance, on doit se transformer en infirmière et en psychologue du jour au lendemain, bien souvent sans avoir la formation nécessaire. Sans un soutien adéquat, la tâche est extrêmement difficile; le défi, presque insurmontable.

Heureusement, les familles peuvent compter sur l’aide de certains organismes, comme la Société des soins palliatifs du Grand Montréal, qui œuvre auprès des personnes atteintes de cancer depuis 35 ans. «Il faut toujours penser à la famille, insiste Elsie Monereau, directrice des soins palliatifs à la Société. Les gens qui accompagnent le malade sont-ils prêts ? Sont-ils capables ? Ils ont aussi leurs propres responsabilités. Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour réaliser ce rêve ? LE rêve, le dernier rêve du malade.»

Au-delà de la bonne volonté, il y a les limites physiques et psychologiques des proches. Prendre soin d’un mourant requiert une présence de tous les instants, jour et nuit. Injections, médicaments, soins corporels… Dans les dernières semaines de vie, le malade est trop faible pour s’occuper de lui-même. Les professionnels de la santé viennent prodiguer des soins à domicile et, plus encore, ils offrent un soutien psychologique au malade et à la famille. Ils accompagnent… ceux qui accompagnent.

«Le premier contact est très important parce que c’est là que commence la confiance, souligne le Dr Plamondon. Pour avoir un bon lien. Pour qu’ils sachent que notre appui est indéfectible. Et comme ça, ils n’ont pas peur de nous dire les petites ou les grosses choses qui ne vont pas.» Comme la peur de la douleur. La peur de mourir dans la souffrance physique provoquée par la maladie.

Diane Villeneuve a appris l’inévitable après une première opération pour un cancer au fémur. «Ils m’ont fait passer des radiographies, des scans. Tous les jours, j’apprenais… Le poumon, j’avais le cancer aux poumons… des lésions au foie, au pancréas… toutes mes glandes, mes os… Métastasiés.» 

Josée Bergeron, la fille de Diane Villeneuve, a pris la responsabilité des soins palliatifs. «Ma mère a énormément peur de souffrir. C’est sa plus grande peur. Elle ne veut pas mourir étouffée. Elle ne veut pas mourir parce qu’elle va souffrir beaucoup, beaucoup, beaucoup. Alors on en parle aux infirmiers qui viennent et ils nous rassurent. Si jamais elle souffre trop, il y a des médicaments plus forts. Il y a des solutions.» 

«La douleur est souvent présente. Il faut la soulager à tout prix. On est capable de la soulager 99 % du temps», renchérit le Dr Plamondon. Et dans cet exceptionnel 1 % restant, on pourra aider la personne en la plongeant dans le sommeil. 

Reste la douleur morale, contre laquelle la médecine moderne peut bien peu de chose. «Il y a des choses qu’on ne peut pas soulager, reconnaît Diane Provencher, infirmière à la Société des soins palliatifs du Grand Montréal. Quand on va mourir, on a une grande souffrance psychologique. Il n’y a pas encore de pilule pour ça. La personne doit traverser cette tempête-là.» 

Et comme pour toute tempête, mieux vaut être accompagné pour y faire face. 

«Mourir à la maison peut donner une mort plus sereine, poursuit l’infirmière. Quand la personne est enveloppée d’amour, de courage, de générosité, de petits gestes de tous les instants, ça peut faciliter le lâcher-prise. Oui, certainement, ça peut aider.» 

Josée Bergeron l’a bien compris. «Aujourd’hui, je rends la pareille à ma mère. C’est grâce à elle, à son amour, que je suis ce que je suis. Je lui rends à ma façon; je tiens du fond de mon cœur à ce qu’elle termine ses jours avec nous. Le plus difficile, c’est de garder le sourire et d’être de bonne humeur dans le petit train-train quotidien, tout en sachant qu’elle ne va pas guérir. C’est ce qui est le plus difficile : savoir qu’un jour, je vais me lever et qu’elle ne me répondra pas : ‘Bonjour ma fille’.» 

Témoignage tiré de l'émission : Une pilule une petite granule de Téléquébec.