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mardi 29 mars 2016

Accompagner, c'est être humain!


La mort joyeuse!

A revoir sous ce lien : Entrevue

Une rencontre formidable! À revoir l'entrevue du dimanche 28 mars à Tout le monde en parle avec Marcia Pilote et la survivante rayonnante et bien heureuse!
Posté par Albatros BNY sur 29 mars 2016

samedi 23 janvier 2016

Le confort : tremplin indispensable à la vie !

Les accompagnants bénévoles en fin de vie n’ont qu’un but en tête : le confort, toujours et encore. Cet un art et même une culture, une façon de vivre en tout temps, que les bénévoles Albatros cherchent à appliquer dans toute situation de vie. Ils cherchent toujours à ce que les conditions du milieu soient optimales pour que chacun soit à son meilleur et que la communication soit optimale. On parle d’abord du plan physique, matériel : trop ou pas assez de clarté, chaleur, humidité, espace, air (oxygène, courants), privé, tranquillité, etc. Et par la suite, on se soucie de facteurs spirituels : visites, occasion de s’exprimer (volontés, sentiments, projets et espoirs, oui, même en fin de vie), tout cela en obtenant l’autorisation du personnel soignant au préalable, car les bénévoles Albatros sont formés pour savoir garder leur place en tant qu’aides complémentaires et subordonnés au personnel soignant.

Les services d’accompagnement bénévoles d’Albatros en fin de vie sont entièrement gratuits.

Ward O’Connor 

lundi 20 avril 2015

La marche Albatros pour les soins palliatifs


3e Édition du Défi Mouille-toi pour le cancer


La prochaine édition du défi « Mouille-toi pour le cancer » aura lieu le dimanche 26 avril 2015 de 6h30 à 18h30 à la piscine de l’École nationale de police du Québec à Nicolet.  Un 12h de nage fait par des équipes de 4 personnes (ou plus).  Le but de ce défi est d’amasser des fonds qui seront remis au Relais pour la vie de Nicolet-Bécancour.

Depuis sa première édition, Mouille-toi pour le cancer est heureux de verser l’argent récolté pour la recherche sur le cancer. Pour l’édition 2015, l’objectif est d’amasser la somme de 18 000 $. En atteignant ce montant, Mouille-toi pour le cancer réalise un second objectif : réunir 50 000 $ pour la cause en 3 ans!

Cette troisième édition se fera sous la présidence d’honneur de la Dre Guylaine Gauthier. L’évènement sera dédié à Mme Céline Bellemare, nageuse d’honneur de la deuxième édition, qui nous a quittés le 13 juillet 2014.

L’édition 2015 offre des nouveautés! Cette année, les participants ont la possibilité de s’inscrire en ligne et les donateurs peuvent faire un don directement sur le site Internet de Mouille-toi pour le cancer: www.mouilletoi.com. Notez qu’il est possible de recevoir un reçu aux fins d’impôt pour un don de 25 $ et plus.

Durant la journée du défi, une exposition de photos sous le thème « Le proche aidant au quotidien » sera présentée dans le gymnase.  Vous souhaitez participer?

Pour vous inscrire, vous devez former une équipe de 4 personnes minimum.  L’inscription coûte 25 $ par personne. Cette somme sera ajoutée au montant remis au Relais pour la vie de Nicolet-Bécancour.

Une aire de repos sera à la disposition des participants dans le gymnase. Prévoyez votre goûter et vos collations.  Plus de 120 personnes nageront à relais durant 12 heures! Serez-vous l’une d’elles?

mercredi 19 novembre 2014

Tom, le merveilleux chat qui réconforte les patients en fin de vie et leurs familles

Il s'appelle Tom, il est âgé de 8 ans et il vit dans un hôpital à Salem, en Virginie. Il, c'est un chat, un gros matou roux qui apporte aux patients en fin de vie apaisement et réconfort. Tom se balade, vit sa vie de chat, monte sur le lit de ses amis en soins palliatifs et se laisse papouiller en ronronnant. C'est son job, et il le fait merveilleusement bien.  Une présence réconfortante pour les patients et leurs familles

"Regarder le chat ou le caresser vous sort du triste moment que vous traversez" explique à Dorothy Rizzo, coordinateur des soins palliatifs de l'hôpital. Et d'ajouter : "Les animaux, comme les bébés, sont en quelque sorte une affirmation de la vie".

Tom a été adopté par les infirmières de l'hospice du Salem VA Medical Center. dans le cadre d'une expérimentation de thérapie animale. Et sa présence ne fait pas seulement du bien aux patients, les familles des malades profitent elles aussi des bienfaits de cet adorable thérapeute à 4 pattes.


"Les familles se sentent souvent impuissantes. Elles regardent un être cher mourir et savent qu'elles ne peuvent pas les sauver" explique Betty Gillespie, une psychologue de l'hospice. "Parfois, on ne peut même pas parler avec eux, ni les réveiller. Tout ce qu'on peut faire est de les regarder et attendre. Mais Tom offre un certain réconfort, quelque chose sur quoi se concentrer. Parce que quand un chat marche nonchalamment dans la salle, il envoie un message disant que tout va bien, que tout est comme cela doit être".  "Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom"

Certains patients ont noué une relation très forte avec ce chat. Ce fut le cas d'Edwin Gehlert, un vétéran de la seconde guerre mondiale. Le jour de sa mort, Tom semblait savoir ce qui allait se passer. Le chat est monté sur le lit de son ami puis s'est allongé près de lui, une patte posée au creux de sa main. "Ce chat l'a conduit tout droit au paradis" affirme la femme d'Edwin Geh. Elizabeth, qui dit avoir ressenti à ce moment une véritable paix.


Cette douce présence a fait aussi un bien immense à la fille d'Edwin et Elizabeth, Pam. "Quand Tom a mis sa patte dans la main de papa, c'était comme si Dieu me disait qu'il s'occupait de mon père et que tout allait bien. (...) Je n'ai pas quitté l'hôpital dans la douleur et les larmes. J'avais tant de joie dans mon coeur, je me suis presque sentie coupable. Ce ne fut pas un jour triste. Et cela grâce à Tom" confie-t-elle.

Véritable membre de l'équipe de l'hôpital, Tom a comme n'importe qui d'autre besoin de se reposer après avoir accompagné l'un de ses amis durant les dernières heures de sa vie. "Il entre dans une sorte d'hibernation pendant plusieurs heures. Il trouve un coin et se met en veille. Je pense qu'il recharge juste ses batteries" raconte Laura Hart, l'un des médecins de l'unité des soins palliatifs du Salem VA Medical Center.

mardi 29 juillet 2014

Témoignage - Mourir à domicile

Mourir à domicile est un fait rare, une exception. Pourtant, la grande majorité des Québécois préférerait finir ses jours à la maison. Comme autrefois.

Ce choix existe. Le réseau de la santé possède des équipes spécialisées en soins palliatifs à domicile. Pour les proches, accompagner une personne en fin de vie se révèle une expérience profondément intime. Voici leurs témoignages.

Diane Thibeault a perdu son mari, Georges Dupuy, en juillet 2009, moins d’un an après que soit tombé un diagnostic de cancer de l’intestin grêle à un stade avancé. Face à cette mort annoncée, Georges a exprimé le désir de finir ses jours à la maison aux côtés de sa conjointe, mais lui a laissé tout le loisir d’en décider autrement. Diane Thibeault a acquiescé à sa demande.

«J’ai dit : ‘Tu es chez toi. Moi aussi, c’est ce que j’aimerais, pouvoir mourir à la maison. Je vais faire tout ce que je peux, mais je ne peux pas te le promettre parce que je ne sais pas quelle sera ta condition médicale à ce moment-là.’ Il s’est mis à pleurer tellement il était content.» 

Mourir à la maison, c’est profiter le plus possible de la présence de ses proches, et ce, dans un environnement familier et rassurant. Pour Georges Dupuy, avoir accès à SON jardin et manger beaucoup mieux qu’à l’hôpital a été d’un grand réconfort, d’après sa veuve. «C’est important d’avoir une certaine vie normale, entre guillemets», résume-t-elle. 

Il n’y a pas si longtemps, on naissait et on mourait à la maison. C’était dans l’ordre des choses, dans la ‘normalité’ de la vie. Que s’est-il passé ? Une certaine dépendance à la médecine moderne, d’après le Dr Gilles Plamondon, omnipraticien spécialisé en soins palliatifs à domicile au CLSC du Marigot. 

«On a occulté la mort parce qu’on était capable de sauver des vies, pense le médecin. Mais depuis une dizaine d’années, on essaie de favoriser le décès à domicile, parce que c’est à échelle plus humaine.»

«Je pense qu’on a atteint une qualité de communication comme on n’a jamais eue, témoigne Diane Thibault. C’est paradoxal à dire mais, d’une certaine façon, il n’y a plus de filtre; on dit ce qu’on a à se dire.»

Diane Thibault se rappelle de l’avertissement du Dr Plamondon, qui soignait alors son mari, deux jours avant son décès. C’était le moment ou jamais de dire ce qui n’avait pas été dit; le médicament que s’apprêtait à lui administrer le médecin allait le plonger dans l’inconscience. «J’ai dit : ‘Docteur, on s’est dit tout ce qu’on avait à se dire. Justement parce qu’on était ensemble durant tout ce temps-là.» 

Être ensemble. Se sentir entouré, aimé. Les liens, notre héritage. Y puiser la force d’affronter l’ultime épreuve. «Je veux que mes enfants soient avec moi, confie Jeannine St-Martin, condamnée par un cancer. Je ne veux pas être à l’hôpital. Je veux être ici et tous les voir avant de partir. C’est un au revoir, pas un adieu. Je vais revenir les voir, mes enfants. J’ai promis que je leur enverrai un beau ‘bye, bye’. C’est mon seul désir. Mes amours, mes enfants.» 


Christiane Draws, la fille de Madame St-Martin, profite des derniers instants de complicité avec sa mère. Un jour à la fois. «L’autre jour, l’infirmière m’a dit : Veux-tu qu’on parle de ce qui s’en vient? J’ai dit : ‘Non, pas pour l’instant’. Je ne veux pas. Je sais que ça va être pire, mais je veux vivre au jour le jour. Quand elle est en forme, on jase, on fait des choses. Chaque journée est différente.» 


Accompagner ceux qui accompagnent

Prendre soin d’un malade à la maison est un choix courageux, qui demande beaucoup d’énergie et de force morale. On ne peut pas rester impuissant devant la souffrance de ceux qu’on aime. Tout en portant cette souffrance, on doit se transformer en infirmière et en psychologue du jour au lendemain, bien souvent sans avoir la formation nécessaire. Sans un soutien adéquat, la tâche est extrêmement difficile; le défi, presque insurmontable.

Heureusement, les familles peuvent compter sur l’aide de certains organismes, comme la Société des soins palliatifs du Grand Montréal, qui œuvre auprès des personnes atteintes de cancer depuis 35 ans. «Il faut toujours penser à la famille, insiste Elsie Monereau, directrice des soins palliatifs à la Société. Les gens qui accompagnent le malade sont-ils prêts ? Sont-ils capables ? Ils ont aussi leurs propres responsabilités. Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour réaliser ce rêve ? LE rêve, le dernier rêve du malade.»

Au-delà de la bonne volonté, il y a les limites physiques et psychologiques des proches. Prendre soin d’un mourant requiert une présence de tous les instants, jour et nuit. Injections, médicaments, soins corporels… Dans les dernières semaines de vie, le malade est trop faible pour s’occuper de lui-même. Les professionnels de la santé viennent prodiguer des soins à domicile et, plus encore, ils offrent un soutien psychologique au malade et à la famille. Ils accompagnent… ceux qui accompagnent.

«Le premier contact est très important parce que c’est là que commence la confiance, souligne le Dr Plamondon. Pour avoir un bon lien. Pour qu’ils sachent que notre appui est indéfectible. Et comme ça, ils n’ont pas peur de nous dire les petites ou les grosses choses qui ne vont pas.» Comme la peur de la douleur. La peur de mourir dans la souffrance physique provoquée par la maladie.

Diane Villeneuve a appris l’inévitable après une première opération pour un cancer au fémur. «Ils m’ont fait passer des radiographies, des scans. Tous les jours, j’apprenais… Le poumon, j’avais le cancer aux poumons… des lésions au foie, au pancréas… toutes mes glandes, mes os… Métastasiés.» 

Josée Bergeron, la fille de Diane Villeneuve, a pris la responsabilité des soins palliatifs. «Ma mère a énormément peur de souffrir. C’est sa plus grande peur. Elle ne veut pas mourir étouffée. Elle ne veut pas mourir parce qu’elle va souffrir beaucoup, beaucoup, beaucoup. Alors on en parle aux infirmiers qui viennent et ils nous rassurent. Si jamais elle souffre trop, il y a des médicaments plus forts. Il y a des solutions.» 

«La douleur est souvent présente. Il faut la soulager à tout prix. On est capable de la soulager 99 % du temps», renchérit le Dr Plamondon. Et dans cet exceptionnel 1 % restant, on pourra aider la personne en la plongeant dans le sommeil. 

Reste la douleur morale, contre laquelle la médecine moderne peut bien peu de chose. «Il y a des choses qu’on ne peut pas soulager, reconnaît Diane Provencher, infirmière à la Société des soins palliatifs du Grand Montréal. Quand on va mourir, on a une grande souffrance psychologique. Il n’y a pas encore de pilule pour ça. La personne doit traverser cette tempête-là.» 

Et comme pour toute tempête, mieux vaut être accompagné pour y faire face. 

«Mourir à la maison peut donner une mort plus sereine, poursuit l’infirmière. Quand la personne est enveloppée d’amour, de courage, de générosité, de petits gestes de tous les instants, ça peut faciliter le lâcher-prise. Oui, certainement, ça peut aider.» 

Josée Bergeron l’a bien compris. «Aujourd’hui, je rends la pareille à ma mère. C’est grâce à elle, à son amour, que je suis ce que je suis. Je lui rends à ma façon; je tiens du fond de mon cœur à ce qu’elle termine ses jours avec nous. Le plus difficile, c’est de garder le sourire et d’être de bonne humeur dans le petit train-train quotidien, tout en sachant qu’elle ne va pas guérir. C’est ce qui est le plus difficile : savoir qu’un jour, je vais me lever et qu’elle ne me répondra pas : ‘Bonjour ma fille’.» 

Témoignage tiré de l'émission : Une pilule une petite granule de Téléquébec.

jeudi 29 mai 2014

La vie d'un bénévole à Albatros

Voici un extrait d'un article de presse sur un bénévole d'Albatros, vous pouvez le lire dans son entièreté en cliquant sur le lien ci-dessus :

...Pas la peine de discuter pour philosopher sur la vie. Faire la lecture, écouter de la musique, regarder un album-photos, préparer un plat de raisins frais, c'est aussi accompagner dignement celui ou celle qui ne désire, en fait, qu'une présence sincère et chaleureuse.

On ne s'improvise pas bénévole en soins palliatifs. Yvon Piché en sait quelque chose. Il y a près de trois ans, ce col bleu à la retraite de l'ancienne ville de Trois-Rivières-Ouest a décidé de répondre à la demande de la Maison Albatros qui se disait alors à la recherche de bénévoles.

L'homme ne sait toujours pas quelle a été sa motivation première, d'autant plus qu'il était lui aussi habité par ce malaise de côtoyer la mort de près.

C'est tout le contraire qui l'attendait. «Ici, on travaille avec la vie. J'apprends tellement auprès de ces personnes qui me font le cadeau de les accompagner», avoue M. Piché avant d'ajouter qu'il ne pourrait plus se passer aujourd'hui de ces trois demi-journées passées à chaque semaine auprès de ces hommes et ces femmes en phase terminale.

«On les voit heureux dans leurs derniers moments», explique le bénévole avant de répéter que les patients ont beaucoup à lui offrir, plus en fait que tous les soins que le bénévole se fait un devoir de leur prodiguer avec amour et compassion.

«Est-ce que c'est un fantôme?» C'est moi qu'un homme fortement amaigri par la maladie désigne ainsi avec humour. À tort ou à raison, j'interprète cette question prononcée faiblement envers Yvon Piché comme une invitation à entrer dans la pièce.

Quelques minutes plus tôt, le bénévole massait le dos endolori de celui qui souhaite maintenant se faire raser la barbe qui le démange.

«Dans une autre vie, je devais être le barbier de Séville», s'amuse à imaginer M. Piché en rinçant le rasoir à main. Le malade a fini par fermer les yeux, sans doute détendu par les gestes répétés du bénévole qui prend le temps de prendre son temps.

Dans la chambre voisine, on entend le bruit en sourdine de la télévision. Plus loin, une conversation à bâton rompu se poursuit entre le concierge et une patiente à qui M. Piché vient de remettre ses rôties garnies d'une confiture maison.

À la Maison Albatros, ce sont les bénévoles qui s'adaptent aux patients et non l'inverse. Mourir dans la dignité, c'est aussi pouvoir manger du pain doré pour le petit déjeuner si c'est là notre souhait du moment.

«Il y a six patients ici qui ont six caractères différents et qui nécessitent six approches différentes», fait remarquer le bénévole, persuadé que les gestes les plus simples, posés avec respect, peuvent aider les personnes à mieux supporter les lendemains d'un grave pronostic.

«Ce sont de grands sages, des êtres tellement vivants! Je n'ai jamais entendu parler d'euthanasie entre les murs de la Maison Albatros», soutient Yvon Piché.

À l'inverse, il devine que certains vont préférer taire leur mal, conscients que la médication risque de leur faire perdre des heures précieuses avant de passer de vie à trépas.

Tenue à la plus grande discrétion, le bénévole devient parfois le seul confident de la personne malade qui souhaite préserver ses proches en leur cachant ses doutes, ses peurs, sa colère aussi. Quiconque est admis à la Maison Albatros a compris que la fin est trop proche. Et comprendre ne veut pas nécessairement dire qu'on est prêt à y faire face, ici et maintenant.

Même confronté à la douleur de l'autre, Yvon Piché a apprivoisé sa propre peur de la mort. Elle s'est dissipée à force de poser des gestes d'humanité. «J'ai tellement foi en cette maison», souligne le bénévole qui se dit à jamais habité par la sérénité des lieux...